9 anecdotes sur l’histoire de la pelouse

July 16th, 2017

Les recherches sur l’origine de la pelouse ont permis de remonter jusqu’au moyen-âge et aux étendues d’herbe courte, sans arbres ni buissons, qui entouraient les châteaux. Ces espaces permettaient aux gardes de localiser rapidement les ennemis potentiels en approche. Parmi les premières pelouses figuraient également les zones communes dédiées au pâturage des bêtes des villageois. L’herbe restait courte sous l’effet du piétinement et du broutage.

 

histoire de la pelouse

 

1. Aux racines de notre amour des pelouses

Selon une théorie populaire sur l’origine de l’attachement de l’homme pour les pelouses, cet intérêt serait né dans le logis des premiers habitants de la savane africaine. La végétation clairsemée et l’herbe courte offraient aux premiers hommes un vue dégagée à 360 degrés lui permettant ainsi d’être averti de tout risque d’attaque de prédateur. Elle jouait ainsi le même rôle que la pelouse des châteaux.

 

2. L’origine de la composition de la pelouse

Les pelouses du début du 16ème siècle, telles que celles qui entouraient les châteaux, étaient probablement constituées de thym ou de camomille, l’« herbe » commençant à devenir populaire entre le milieu et la fin de 17ème siècle pour devenir progressivement le gazon que nous connaissons. Toutefois, de nombreux végétaux allant du trèfle aux fleurs sauvages ont été utilisés au fil des siècles.

 

3. La pelouse américaine

L’idée de la pelouse est arrivée en Amérique au début du 17ème siècle avec les colons européens qui ont amené avec eux, volontairement ou accidentellement, des graines d’herbe sur l’ourlet de leurs vêtements ou dans leurs litières. Avant la fin du 17ème siècle, on encourageait les immigrants à venir d’Europe avec des graines d’herbe afin de remplacer l’herbe rude américaine qui poussait naturellement. Un commerce florissant de graines d’herbe a bientôt vu le jour en Nouvelle-Angleterre.

 

histoire de la pelous

 

4. La pelouse et le rêve américain

On doit la vision idéale du 20ème siècle de la pelouse de banlieue, soigneusement entretenue et entourée d’une clôture proprette, aux conceptions de Frederick Law Olmsted, le « père du paysagisme américain », qui a également conçu de nombreux parcs publics tels que Central Park à New York.

 

5. La naissance des pelouses modernes

La pelouse telle que nous la connaissons, ne servant pas au pâturage des bêtes et ne présentant pas d’avantage stratégique, s’est imposée au moyen-âge en Europe et constituait un signe de richesse dans l’aristocratie française et anglaise. De manière générale, une pelouse impliquait que l’on possédait, ou pouvait s’offrir, de nombreux serviteurs pour l’entretenir.

 

6. La popularité des pelouses publiques

Face au succès croissant de sports tels que le golf, les jeux de boules, etc. et compte tenu de la diminution du temps de travail au 20ème siècle qui a permis aux individus de disposer de davantage de temps libre, les pelouses sont presque devenues une nécessité, quelles soient privées ou publiques.

 

7. L’évolution de la tondeuse

Inventée en 1830 par Edwin Budding, la tondeuse a rendu les pelouses plus pratiques et moins difficiles à entretenir qu’avec une faux, en particulier depuis l’invention de la tondeuse motorisée. Aujourd’hui, nous disposons d’équipements modernes tels que la tondeuse robot.

 

8. La durée d’entretien de la pelouse

L’entretien des pelouses demande bien moins de travail qu’avant, grâce à des avancées telles que les tondeuses et systèmes d’arrosage, qui évitent d’avoir recours à de nombreux serviteurs armés de faux. Toutefois, les propriétaires de pelouses consacrent tout de même en moyenne 4 heures par semaine à leur entretien.

 

9. La pelouse en milieu urbain

Le manque d’espace pose de plus en plus problème pour l’aménagement des pelouses, compte tenu de l’augmentation constante de la population mondiale. En ville, les pelouses communes sont courantes dans les parcs publics et les terrains de sport. Les jardins botaniques aménagés dans les zones urbaines permettent aux habitants d’effectuer un « retour à la nature » lorsqu’ils le souhaitent.